........13 février 1972, le calendrier officiel fait relâche. Pas de Championnat de France. Pas de Challenge (quel qu’il soit). Faut se rabattre sur l’amical pour maintenir la forme. On en découdra au pied de la Cité. Les secrétariats d’Argelès-sur-Mer et de Carcassonne tombent d’accord pour une joute toute amicale.
........Tombe d’accord ! J’en ai de bonnes. En fait de tomber, il tombe des cordes… Et le matin du 13 (février 1972), « le terrain est tout juste praticable et recouvert d’eau. » D’où des hésitations peuplées d’interrogations mêlées de supputations. Personne dans les deux effectifs n’est hyper chaud pour aller faire mumuse avec la baballe sous les gougouttes qui tombent dru et frisquet. Oh que non ! D’autant que « le vent violent balaye le terrain dans le sens de la largeur. » Et pourtant, ils sont « une centaine » (de spectateurs. Courageux, amoureux ou inconscients ?) à avoir bravé les intempéries et à être passés au guichet. Y a du monde, faut jouer.
........On joue donc… « La balle, difficile à saisir, échappe très souvent au contrôle des joueurs »… « mais les équipes pratiquent un jeu offensif agréable »… « et le match reste plaisant. »… Quand, catastrophe !, les Cieux redoublent de courroux et un (nouvel) orage éclate, qui se double de grêle… De l’eau plus des grêlons, c’en est de trop. Vite, vite ! Très vite ! Les trente joueurs et l’arbitre courent aux vestiaires se mettre à l’abri.
.........Le correspondant local ne voit rien à redire dans cette initiative style « Courage, fuyons ! ». Jusqu’au moment où il trempe sa plume dans le vin le plus aigre pour le reproche le plus acerbe. « Nous ne comprenons pas que joueurs et arbitre n’aient pas repris le jeu, l’orage passé. »… « Les spectateurs se sont retirés su stade déçus. »… Oh ! Oh ! Oh ! Ils (les joueurs et l’arbitre) ont avec témérité tenu 30 minutes dans des conditions dantesques. Faut quand même pas exagérer. Le rugby, c’est pas le bagne !

.........................................................................C.Achère