........Saison 1965-1966, championne du Roussillon en titre Série Honneur, la toute neuve Jeunesse Olympique Pradéenne brille de bien des feux (presque mille) en Championnat de France. Le 22 mai 1966, alors qu’elle a déjà acquis le droit de grimper en Division 3, la voilà en finale prête à se parer du titre de champion de France de sa catégorie.
........Prades-Toulouse Lalande se joue à Espéraza. Un essai de Pelissier transformé par Guy Pascot dès la 13ème minute de jeu met les Pradéens dans le survet du champion. Et le chrono de M.Castan (Comité du Languedoc) égrène ses minutes jusqu’à attaquer le temps des arrêts de jeu alors que l’avance de Prades, tout juste grignotée par une pénalité réussie, est toujours effective même si elle n’est pas totalement confortable. Les Pradéens y croient. Dur comme fer ! C’est alors que…
........Toulouse Lalande amorce une attaque. La balle va jusqu’à l’aile où l’ailier recentre au pied. Replié en défense, le demi d’ouverture Guy Pascot, aplatit un ballon qui continue à rouler et sur lequel un Toulousain se jette comme un mort de faim. « Essai », indique M.Castan… Essai ??? Mais Guy Pascot a aplati. Il y a renvoi aux 22… « Le ballon a été aplati avant la ligne », assure la version de l’arbitre.
........Vous imaginez l’abattement des joueurs pradéens ? Bonafos : Belilas, Solère, Rolland, Pélissier : (o) Pascot, (m) Ribalte : Ferrer, Prats, Voisin : Aquilina, Girmens (capitaine-entraîneur) : Bousquet, Estivill, Costal sont cloués au sol… Vous imaginez la colère des supporteurs de la Jop ? Les voilà qui envahissent le terrain. Empêchant la tentative de transformation… 5 à 6 ! La Jo.Prades est crucifiée à la 82ème minute d’un match qu’elle a le sentiment d’avoir gagné. Pire que ça dans la carrière d’un joueur, ya pas... La Jop crucifiée par une décision, arbitrale ou arbitraire ? Les deux, mon commandant!
...............................................................................................................................C.Achère