........Le Stade Aimé-Giral est de nos jours un stade confortable. Il y rentre 15.000 personnes qui peuvent jouir de toutes les commodités… La configuration des stades perpignanais n’a pas toujours été ce qu’elle est ce jour… Le 12 octobre 1925, un journaliste de l’époque s’épanche dans les colonnes de L’Indépendant. Je te livre son humeur/humour dans son intégralité. Attends-toi au pire du rire/à rire du pire…
........« Je demande que l’on mette des cabinets confortables à l’Usp. Il est naturel que parmi les nombreux messieurs et les non moins nombreuses dames, quelques-uns ressentent (au moment de la digestion) les fâcheux effets des raisins ou de la langouste mayonnaise absorbée à midi. Il n’a à sa disposition pour réparer ce mécompte que des cabinets à claire voie dont la targette ne marche pas toujours et fréquentés par les mouches, les araignées et autres insectes désagréables. S’il pleut, une, deux ou trois cascades se forment et viennent se déverser sur le quidam. Je demande des WC confortables. »
........De quoi rire (jaune) de nos jours où la commodité des commodités rend cette étape incontournable plus commode… Et pourtant, les temps ne sont pas si lointains où les mi-temps voyaient un attroupement se former devant les rarissimes toilettes dignes du nom disponibles dans le stade (Aimé-Giral)… Généreux, les hommes laissaient cet espace aux dames. Un alignement de males se formait alors tout le long du mur qui sépare le stade du Collège Pons. En rangs d’oignons, braguettes ouvertes et attributs au vent. Les yeux pointés vers les Cieux pour avoir l’air moins c.., parce que vrai, on n’a pas l’air très intelligent quand on soulage Dame Nature… Dieu que ça a changé. Ne serait-ce que pour ça, oui, Aimé-Giral est vraiment un stade tout confort.

....................................................................................................C.Achère