........En ce 11 janvier 1980, j’irai au stade Violet où se joue Us.Thuir-As.Béziers. La Presse en a fait des tonnes. Le match est alléchant… Vers midi, le temps se gâte. Le gros orage de neige… Le match se jouait déjà quand je suis arrivé dans la tribune de Presse. « Terrain gras mais jouable. », avait décrété M.Irlinger (du Comité de Bourgogne), arbitre de la rencontre et seul décideur en pareille circonstance. Il avait même fait débuter la rencontre avec un quart d’heure d’avance. Certainement pour que ça finisse plus vite… Tiens ! Voilà pourquoi j’étais en retard.
........Qu’est-ce que j’ai vu en ce 11 janvier 1980 ?... Les Verts de l’Us.Thuir déployer des trésors de courage sur le blanc tapis du stade Violet. Alex Sobraqués : Michel Viret, Guy Rouzaud, Alain Teixidor, Claude Fontana : (o) Thierry Berjoan, (m) Gilles Forcadeil : Max Bosch, Francis Capeille, René Gomez : Robert Topin, Jean-François Martelli : Michel Izquierdo, Gaby Ferréol et Jean Vila ont repoussé les limites de l’héroïsme aux confins de l’insoupçonnable et puisé du talent au plus profond de leurs tripes. Ils menaient 6 à 0 au moment de la pause. Ils ont gagné 9 à 6 au terme du match. Un essai de Claude Fontana, une transformation et une pénalité de Michel Viret… Dans des conditions dantesques, l’As.Béziers, constellée de titres de gloire et énième fois championne de France quelques mois plus tard, venait de mettre un genou à neige, terrassée par une équipe que l’entraîneur Francis Mas avait su conduire au sublime… Et ils n’étaient que 586 spectateurs (congelés) pour voir ça. Quel dommage ! Un tel exploit méritait mieux... Heureusement, il en est qui sont là pour le dire.



........................................................................................................................C.Achère