........Dans ma (grande) carrière de lecteur de la littérature de la Presse rugbystique, il est des titres qui restent là, gravés (Je viens de me frapper le front.)… Parce que savez-vous que les journalistes se grattent l’intello pour trouver le titre qui accompagnera leur papier ?... C’est le titre, ils en sont sûrs, qui va accrocher le lecteur.
........Que me reste-t-il en mémoire ?... Un « Padoue pas dur », un jour où l’Usap avait étrillé les Italiens en Coupe d’Europe… Un « Cadenat fait sauter le verrou », alors que les Usapistes avaient eu toutes les peines du monde à se défaire de Montferrand et que l’ailier Philippe Cadenat avait débordé en toute fin de match sur son aile pour signer la victoire… Un « Céret de près » quand les Cérétans ne laissèrent leur adversaire qu’à un tout petit point pour enlever un succès étriqué… Un « Ambiance de corrida », au soir d’un match (Entre Istres et Côte Vermeille) à 4 cartons rouges. 2 + 2… Un « Des accents de corrida », parce qu’on parlait « des hostilités » et de cet arbitre qui avait eu grande peine à contenir les ardeurs de 30 « belligérants » sous sa muleta alors que l’Usap en décousait avec Nîmes (pas loin des arènes romaines)… Je trouve tout ça superbe.
........Et j’ai gardé pour le dessert ce Céret sportif-Jo.Prades du 3 février 1985… C’est un derby. Il y a quelques tensions à l’affiche. C’est une question de domination entre frères de rrrace à définir… D’entrée de jeu, Cérétans et Pradéens distribuent donc quelques châtaignes pour marquer leur territoire qui poussent l’arbitre à siffler d’abondance des pénalités afin que tombe l’adrénaline. A ce jeu, le buteur du Céret sportif (Bonicell. Décrété « homme à la botte d’or. ») est le plus heureux, ce qui lui vaut au final 18 points sur 6 pénalités passées entre les barres… Ah, le titre, j’allais l’oublier !… « Victoire de toute bottée »… C’est pas beau, ça ? Dites-moi ! C’est pas beau ?

.....................................................................................................C.Achère