........Comme il est à présent régulier, (presque une habitude), l’Us.Thuir (qui évolue en Première Division et veut y avoir un certain standing voire un standing certain) vient dénicher dans les rangs de l’Usap des joueurs soit en fin de carrière soit en manque de temps de jeu. Bref ! Des joueurs qui se sentent encore le droit de vouloir/pouvoir défendre un club ambitieux et pouvoir/vouloir par la même occasion terminer une belle carrière de joueur de rugby sans avoir à rougir.
........En ce début de saison 1978-1979, Patrick David, Alain Delmas (éphémère), Jean-Louis Got et Michel Izquierdo (Excusez du peu ! Quatre avants dont une première ligne complète.) veulent se vêtir de vert sur le stade Violet. En apprenant la nouvelle, l’Usap rit jaune, voit rouge et distribue les avis noirs défavorables. La Commission des mutations de Dame Ffr s’en mêle/s’emmêle et Albert Ferrasse rend une justice surprenante qui condamne (?) Jean-Louis Got à rester à l’Usap et dédouane les autres… ?... Jean-Louis Got, désiré par les deux camps s’étonne : « Je ne suis pas grand, je ne saute pas, je ne fais pas gros poids. Je me demande bien pourquoi je suis voulu à ce point. »… Il est pourtant sommé de rejoindre le stade Aimé-Giral alors qu’il a déjà entamé la saison à Thuir.
........Jean-Louis Got s’étonne, étonne et détonne… En ce début de campagne, l’Us.Thuir a démarré par le Challenge de l’Espérance, une compétition mise-en-jambes. C’est à ce titre que les Thuirinois se sont par deux fois mesurés à Avignon en septembre 1978. Et ne voilà-t-il pas qu’Avignon est dans la poule de l’Usap en Championnat de France. Les Avignonnais retrouvent le maintenant Usapiste Jean-Louis Got sur leur route quinze jours plus tard, le 15 octobre 1978 (puis le 7 janvier 1979). Ils se pincent tant ils croient rêver en entrant sur le terrain. Ils voient du Got partout, qu’ils pensaient ne pas être là, et en deviennent las. Ils alertent la Faculté et requièrent des soins. Le toubib de leur club entre en piste et diagnostique une (G)otite sévère, une allergie à Jean-Louis Got. Le truc qui te fait perdre la majorité de tes moyens quand tu lis la composition de l’équipe adverse et y découvre la présence d’un Jean-Louis Got qui n’est pas grand, n’est pas gros, ne saute pas mais… fait peur tant il est redouté autant que redoutable. Une force de la nature au service du rugby, le mec !
..........................................................................C.Achère