........Elne-Prades se joue le 28 décembre 1947. Les Illibériens mènent 6 à 0 quand les Pradéens quittent le terrain, se disant « fatigués de subir les vexations d’un arbitre partisan. » L’arbitre !... « Un arbitre désigné pour suppléer l’arbitre officiel défaillant. »… Bilan, le match est interrompu faute de combattants et tout le monde rentre au vestiaire. La tête basse.
........Le 5 janvier 1948, après sa réunion hebdomadaire, le Comité du Roussillon y va de son petit mot dans la Presse locale pour mettre les choses bien au point. « Il est de notre devoir d’attirer à nouveau et pour la dernière fois votre attention sur le danger que représente actuellement et plus que jamais la pénurie d’arbitres.
........Nous faisons une obligation pour chaque club de posséder deux arbitres qui auront la double mission d’assurer ou de parfaire l’instruction technique du quinze local et de diriger les rencontres. Nous vous demandons d’une façon péremptoire de vous pencher sur nos désirs et de nous faire connaître dans les plus brefs délais deux noms de candidats, faute de quoi de nombreuses rencontres pourraient être dirigées par des personnes non qualifiées, source d’incidents regrettables. »
........Pénurie d’arbitres… Posséder deux arbitres… Rencontres dirigées par des personnes non qualifiées... Incidents regrettables… Vous connaissez sans nul doute la chanson fredonnée de « façon péremptoire » par les membres du Comité. De 1948 à nos jours, c’est l’air qui a le plus été entendu autour des barrières de nos stades… En fait, rien n’a changé en ce bas monde. J’ai vu Camille Parent, Isidore Rigole, Alain Fernandez, Guy Pince se succéder au poste de Directeur régional des arbitres de chez nous (Dra, pour les initiés). Le recrutement a toujours été leur problème majeur. Ils ont cherché à le solutionner par leur grosse force de conviction et par la formation.
........Formation ? Comme en 1948… « Des cours d’arbitrage ont lieu tous les vendredis de 18h à 19h30 au siège du Comité du Roussillon sis au Café de la Bourse 2ème étage à Perpignan. »… C’est aujourd’hui Chemin du Sacré-Cœur à Perpignan. Les horaires ne sont peut-être plus les mêmes. Mais c’est à l’identique… Donc, constat. Il faut des arbitres. Formés et compétents. Le Comité s’attelle à la tâche. Et vous devez l’aider… Allez venez, Milord, vous asseoir à sa table !



.................................................................................................................C.Achère