........Le 13 décembre 1975, Usap-As.Béziers, premier match de la phase retour du Championnat de France, se joue à Gilbert-Brutus. Et le 13 décembre est un samedi. Constat qui mérite deux explications.
........Pourquoi Gilbert-Brutus ?... L’Usap a été durement sanctionnée en fin de saison précédente (5 retraits de licences sur 2 matchs : Yves Ballanéda, Paul Goze, Jean-François Imbernon, Michel Izquierdo, Jean-Claude Ros + 1 avertissement : Roland Génis + 1 interdiction de terrain : Marcel Canet + 1 non-invitation au Challenge Yves-du-Manoir). Le président Noël Brazés, qui prend la tête d’un club dans le collimateur des instances fédérales, redoute la Commission de discipline et ne veut pas tenter le diable. Aimé-Giral, qui n’est pas encore grillagé, ne présente pas des garanties de sécurité suffisantes. Il peut y avoir des débordements… Le président veut alors délocaliser vers un stade plus sûr. Il demande et obtient un Gilbert-Brutus tout proche sur lequel ses troupes s’entraînent d’ailleurs depuis un mois avec régularité pour se familiariser avec l’environnement.
........Pourquoi un samedi ?... L’Usap voulait jouer le dimanche. Comme il se faisait alors. Mais le dimanche, le stade était pris par un match de Challenge Marcel-Laborde (?) entre le XIII Catalan et Pia, match programmé de longue date il est vrai. Est-ce que cette rencontre était d’une telle importance qu’on n’ait pu la déplacer soit dans le temps, soit dans l’espace ? Je ne voudrais pas jeter de l’huile sur un feu à présent de longue date éteint mais il y aurait eu un soupçon de mauvaise volonté de la part du cousin treiziste que ça ne m’étonnerait point.
........Le verdict des guichets, aussi parlant que son cousin des urnes, a tranché… 8.724 entrées payées pour Usap-Béziers le samedi, 850 pour XIII Catalan-Pia le dimanche… L’Usap et Béziers ont joué un beau match (nul), 12 à 12, quatre coups de pieds catalans à un essai et trois coups de pied biterrois… C’est ce jour-là que Jeannot Lopez se blesse gravement (fracture d’une vertèbre) et passe de peu à côté de quelque chose de colossalement énorme. Ouf ! Il a eu chaud… Le lendemain, Jacky Moulenat en avait beaucoup moins et devenait le premier Grand Blessé du rugby catalan.

.....................................................................................................................................C.Achère