........17 mai 2015, dernier match de la phase qualificative, Jonathan Bousquet passe une pénalité des 47 mètres en coin, quelques secondes après la sirène qui annonce la fin de la rencontre. Ouf !!! L’Usap bat le Su.Agen à Agen et se qualifie pour les demi-finales du Championnat de France de Pro D2. Le président François Rivière exulte : « C’est un coup de pied à 250 000 euros. » !?!?!? Pourquoi donc ?... Parce que la demi-finale va se jouer à Aimé-Giral. La recette sera certes bloquée (Les deux recettes sont mises en commun pour être redistribuées à parts égales aux quatre demi-finalistes après calcul de la somme restant une fois les frais d’organisation déduits.) Mais il y a le business dérivé. Restaurant. Bodegas. Boutiques. Loges… Bref, c’est une affaire juteuse. Merci au coup de pompe de Jonathan « Mammouth » Bousquet.
........Coup d’oeil au 24 septembre 1988. Ce jour-là, l’Usap reçoit le Castres olympique en Championnat. La Ffr veut moderniser son organisation et fait jouer quelques-uns de ses matchs le samedi. Elle lance des ballons sondes. Pour voir… Usap-Castres se joue donc le samedi à 20h30 et ça râle dans les travées… Oui, cette solution permet de libérer le dimanche que le supporteur de base et le joueur lambda pourront passer avec leur gente dame. Faut bien les oxygéner... Mais non, l’horaire, qui bouscule des décennies d’habitudes, ne convient pas. Il bouleverse de trop le rythme de vie de l’homo ussapus. Les dones es quedaran a casa. A fragar ! * (Arrête, Jo, avec ton machisme primaire !)
........Dans son compte-rendu d’après-match, L’Indépendant en met une (sacrée) couche. « Peu de spectateurs pour cette rencontre opposant l’Usap à Castres. S’entêter à jouer en nocturne (…) ne va pas dans le sens d’un enrichissement financier des clubs. Ne parlons pas de l’éclairage d’Aimé-Giral franchement déficient, alternant les zones d’ombre et de lumière. Certes un joli kaléidoscope, mais peu favorable au rugby. (…) Quelques ratés dans la récupération des ballons de part et d’autres doivent beaucoup à cette lacune. »
........En ce 24 septembre 1988, ils ne furent donc que… 200, vous avez bien lu, 200 spectateurs à passer au guichet pour voir Stéphane Baquer et Claude Pagés marquer deux beaux essais transformés par Pascal Amalric qui ajouta deux pénalités. Et l’Usap gagna 21 à 12. Par pudeur ou par honte, la trésorerie de l’Usap tut (du verbe taire. Pas Tut, tut !) la recette. « Recette non communiquée », dit L’Indépendant. Peut-être « non communicable. »… La caisse fut plus garni le 17 mai 2015. Il y eut 14 452 spectateurs pour se presser aux guichets (d’un stade dont la capacité maximale est de 14 593), pour… un magot que l’on ne communique plus. Dommage !
........Bon ! C’est vrai, la demi-finale 2015 se jouait un… dimanche en fin d’après-midi. Mais faut l’avouer. Il fait recette, le rugby pro (que l’on veut à présent faire jouer de temps à autre, pas toujours, le jeudi soir !?!? Et bien sûr,… ça râle.)... Il attire même en nombre ces dames qui sont devenues des supportrices superbes… Mon Dieu qu’on les aime, grimées en sang et or, agitant drapeau et soufflant trompette !

.............................................................................................................Jo Socdelac

  • On vous adore, Mesdames, quand ménage vous faites !