.......Le 23 décembre 1984, avec deux jours d’avance sur le 25 (décembre), l’Us.Thuir joue à Colomiers. Jean Dunyach et Alain Teixidor (les deux entraîneurs) jouent les Pères Noël et offrent à Antoine Noguéra un maillot pour opérer derrière le pack vert et blanc. A la mêlée, le n° 9 sur le dos… C’est un grand jour pour la famille (Noguéra). Le truc pratiquement historique ! Ils sont désormais trois (Noguéra), Alphonse, François et Antoine, à avoir foulé un stade de rugby de Première Division en match de Championnat de France.
.......Pour Antoine, vous le savez déjà, c’est donc le 23 décembre 1984 contre Colomiers à Colomiers. Victoire de l’Us.Thuir à l’extérieur qui plus est. Bravo !… Alphonse, adepte du talonnage, met, lui, les pieds en équipe 1 de l’Usap le 21 octobre 1979. L’Usap joue un match de Championnat à Bourg-en-Bresse, Roland Génis se blesse. Alphonse Noguéra entre en troisième ligne pour son seul match de la saison. Victoire de l’Usap à l’extérieur. Pour la deuxième fois, bbravo !... Quant à François, formé au centre de l’attaque, il signe son contrat d’équipier premier de l’Usap le 27 novembre 1983. Toujours à l’extérieur. A Bayonne. En Championnat. Mais il y perd. Dommage et un troisième bbbravo !
.......Retour sur l’arrivée de la lignée Noguéra en France… Nous sommes dans les années 50. Un agriculteur aux traits burinés par le chaud soleil du fond de l’Espagne quitte Pampaniera, à un jet de pierre de Grenade, et part chercher fortune vers le Nord. Des flancs de la Sierra Nevada, il se retrouve au pied du Canigou. A Millas. Peu après, l’épouse et les cinq enfants font leurs bagages et le rejoignent. Le mariage entre les Noguéra et la ville de Millas prend forme… Le temps passe… Les petits-enfants naissent. Par le biais des alliances, ils sont beaucoup à perdre le patronyme Noguéra. Six le conservent toutefois. Tous usent leurs crampons sur le stade Roger-Roquefort de Millas. Le rugby les sort peu à peu de l’anonymat… Confession d’Alphonse : « Quand mon grand-père déclinait son identité et qu’on lui répondait : « Noguéra ? Ah oui, la famille des joueurs de rugby. », je sentais qu’il était fier. Nous étions connus et reconnus dans les rues de Millas. »… Merci qui ?

............................................................................................................................Jo Socdelac