.......La Presse présente la rencontre Usap–Angoulême du 6 mars 1949 comme étant « le match de la mort. » Selon le résultat, l’Usap peut être reléguée en Excellence B, la 2ème division de l’époque. Le score est vierge à la pause. En deuxième mi-temps, « le junior Sanac, un bel athlète de vingt ans, réussit une pénalité des 35 mètres. » Il sauve le club de la relégation. (L’Usap gagne 6 à 0. L’essai de Doutres est marqué dans les arrêts de jeu).
'.......Partant de là tout un chacun sait que le junior André Sanac, finaliste malheureux du Championnat de France Reichel 1948, est un colosse aux muscles et aux nerfs d’acier. Lors de la saison 1950–1951, Jep Declaux et Fernand Vaquer le positionnent dans leur pack. Utilisé en seconde ligne essentiellement, en troisième ligne centre assez régulièrement lors de la saison 1959-1960, en position de pilier parfois, André Sanac dispute 110 matchs de Championnat, 26 de Challenge Yves-du-Manoir et 13 de Challenge Paul-Roca (149 en tout) sous le maillot de l’Usap dont 111 comme capitaine de l’équipe (72, 26, 13). Il joue 2 huitièmes de finale (53 et 59), 2 quarts (54 et 57), 1 demie (51) et 2 finales (52 et 55) dont 1 victorieuse (55) en Championnat ; 2 demies (54 et 57) et 1 finale gagnée (55) en Du-Manoir ; 1 finale remportée (53) en Challenge Paul-Roca… Le cru 1955 est l’apothéose. Sous la conduite du capitaine André Sanac, l’Usap réussit le doublé. C’est le meilleur résultat obtenu par une équipe usapiste, toutes époques confondues. La référence !... André Sanac inscrit 18 essais (7 en Championnat, 6 en Du-Manoir et 5 en Roca) sous le maillot de l’Usap.
.......André Sanac est international et devient « le Sire de Trouillas ».… Il endosse le premier de ses 10 maillots tricolores le 17 mai 1952 contre l’Italie… André Sanac dispute 10 des 29 rencontres internationales jouées par le XV tricolore entre le 17 mai 1952 et le 21 avril 1957. Les 6 dernières, d’affilée. Il enregistre 5 victoires (Italie x2, Ecosse, Angleterre, Tchécoslovaquie) et 5 défaites (Irlande x2, Ecosse, Angleterre, Galles). Il est sélectionné 7 fois comme pilier, seconde ligne à 3 reprises. Il marque 1 essai contre le pays de Galles le 23 mars 1957… Un mot sur le match du 10 avril 1954, contre l’Angleterre. Cheville abîmée dès les toutes premières minutes de la rencontre, André Sanac reçoit des soins sur le bord de touche et revient tenir sa place. En fin de match, il saute en touche cueillir un ballon que Jean Prat fait passer en drop-goal entre les barres. Au retour aux vestiaires, il faut découper aux ciseaux la chaussure d’André Sanac qui tombe en syncope. Sa cheville a doublé de volume…Ce match est historique. Grâce à sa victoire sur l’Angleterre, la France termine en tête ex-aequo et remporte son tout premier Tournoi des Cinq nations.
.......Joueur retraité, André Sanac devient entraîneur : l’Us.Thuir, Villeneuve de la Raho, Trouillas,Ponteilla (finaliste du Championnat de France 4è Série 1973) bénéficient de ses conseils. L’Usap aussi, bien sûr.André Sanac en est l’entraîneur au cours des saisons 1968–1969 (16è de finale) et 1969–1970… André Sanac est un temps membre élu du Comité du Roussillon.
.......Depuis 1949, saison après saison, les journalistes de « Midi Olympique » établissent un classement de 1 à 10 et poste par poste des meilleurs joueurs évoluant dans le Championnat de France. André Sanac y apparaît à 5 reprises. Il est 4ème en 1953 et 1955, 3ème en 1954 et 1957, 2ème en 1952. Les journalistes de Midi Olympique octroient aussi des Oscars qui consacrent les trois meilleurs joueurs de l’année. André Sanac est Oscar de bronze en 1955…Le stade André-Sanac a été inauguré le 22 juillet 2000 à Saint-Génis-des-Fontaines… La salle polyvalente de Villeneuve-de-la-Raho et son plateau sportif ont pris le nom d’Espace André-Sanac le 5 septembre 2010… Le 9 octobre 2014, les terrains du Chemin de la Poudrière à Perpignan ont été appelés Espace des Jeux André-Sanac. Le 26 du même mois de la même année, Trouillas a donné le nom d’André Sanac à son complexe sportif.




...............................................Un Jo Socdelac qui pleure un grand monsieur