.......Si tu n’as pas pris connaissance du « Potin » de la semaine précédente, tu auras du mal à comprendre, parce que suit la réponse de « M.G », au courrier de G.Touvu après le match de football-rugby Etoile sportive perpignanaise-Union athlétique du Collège de Perpignan… Toujours à coups de fleurets. Mouchetés.

...........................Monsieur le Directeur.

.......Je vous serais reconnaissant de vouloir insérer la note suivante en réponse aux quelques lignes un peu hardies parues sur votre journal du 23 (février 1904) et signées G.Touvu.
M.Touvu a-t-il vraiment tout vu ? Oui sans doute puisqu’un « en avant » imaginaire n’a pas échappé à sa vue perçante. Il a remarqué aussi que certains équipiers de l’Etoile sportive manquaient au jeu. Mais si j’ai un conseil à lui donner, c’est de porter des lunettes une autre fois car d’autres ont bien remarqué que certains équipiers de l’Asp (Association sportive perpignanaise, l’ancêtre de l’Usap) sont venus renforcer leur équipe.
.......Je me permets de féliciter Achille Thalamas. Il aura donc aussi un Homère (aveugle) pour chanter ses exploits. Veinard, va !
Touvu dit donc que l’essai est marqué par Thalamas sans encombre, qu’il enfonce triomphalement des portes ouvertes. A cela, je répondrai que les lunettes encore auraient été bien utiles pour voir les équipiers Grant, Barthe et un autre trois-quart dont le nom m’est inconnu faire leurs efforts pour arrêter sa course. Mais G.Touvu se montrera à la Revanche.

.........................Signé…………. M.G (G.Ledroitderépondre)




.......Nous sommes le 24 février 1904. Le rugby soulève déjà des protestations et génère ses premières contestations. L’arbitre est cloué au pilori par l’un pour ne point avoir vu un en avant que l’autre assure imaginaire. Ainsi il en va jusqu’à nos jours lorsque nous refaisons le dernier match de l’Usap au zinc d’une bodéga sous la Tribune Desclaux… Mais en 1904 déjà, c’est l’arbitre qui a eu le mot ultime et parle en dernier lorsque L’Indépendant lui donne la parole (le 25) : « C’est une grave faute pour un joueur que d’écouter des remarques étrangères au lieu de s’en tenir strictement au sifflet de l’arbitre. » (Georges Maderon, arbitre de Esp-Uacp)… C’est là une vérité on ne peut plus vraie depuis que le rugby existe… Le patron, c’est l’arbitre ! Qu’on se le dise !

......................... Jo Socdelac