..8 mars 1959,

Villelongue de la Salanque va à Daumazan-sur-Ariège jouer son dernier match de poule du Championnat de France de 2ème Division
L’équipe est « au grand complet », le capitaine G.Pla excepté
Elle veut « créer la surprise du jour et terminer en beauté »
… Au terme des 80 minutes, il en est autrement. Villelongue perd (0 à 9)
… Pourquoi donc ?
... Ce 8 mars était jour d’élections municipales. 946 inscrits, 794 votants, 759 suffrages exprimés sur Villelongue. Toute la délégation quinziste du village passa dans l’isoloir pour « faire son devoir » mais… L’ouverture des bureaux de vote fut « tardive » et le car ne put démarrer qu’à 10hs passées pour accomplir les 200km qui allaient mener la troupe en Ariège. Il s’en suivit « un manque de temps pour avaler et digérer le repas jockey pourtant léger » et les joueurs se présentèrent les ventres ballonnés et les jambes lourdes sur le terrain. Ceci pour expliquer cela… « De l’avis de tous », la prestation fut pourtant notée  « excellente » et toute l’équipe dite à « féliciter. »
… Qu’on se le dise : les jours d’élections, il faut se débrouiller pour utiliser des procurations ! Diable, il y a bien encore des gens à qui on peut donner son bulletin en toute confiance ! Ou alors, yaqua emporter l’urne dans le car !!

Quelques jours plus tard, même mois, même année, le 22 (mars 1959), Cabestany est à Cazouls-lès-Béziers et il va se passer des choses bizarres. « Le public de Cazouls a battu Cabestany » dit le titre de Presse. Allons bon !!
… Deuxième mi-temps, l’arbitre accorde une pénalité à Cabestany que les Catalans veulent tenter. Le public se met alors à hurler comme une meute de loups. L’arbitre en tremble et retourne la pénalité qui est à présent en faveur de Cazouls qui, tout heureux de l’aubaine, se dégage. ??
... Encore et toujours la deuxième mi-temps. Cabestany marque un essai (au milieu des poteaux). Bras tendu et coup de sifflet strident, l’arbitre l’accorde. C’est le moment que le public choisit pour envahir le terrain que, ni une, ni deux, l’arbitre quitte le terrain alors qu’il « reste un bon quart d’heure à jouer », sans même prendre le temps de siffler pour signifier la fin de la rencontre. ??
... C’est bien connu. Faute d’arbitre, la rencontre s’achève et la sanction tombe. « Match perdu aux deux équipes avec 0 point pour terrain envahi et partie arrêtée. » !!
... Oui mais ! Les Cabestanencs se sentent grugés. Ils n’ont pas hurlé, ils n’ont rien envahi, ils ne voulaient pas arrêter quoi que ce soit et les voilà punis
… Que tout un chacun le sache : quand on va à Cazouls-en-Biterre, faut jouer à huis clos ! Sinon… t’es foutu.

  • Grands seigneurs, les Cabestanencs ont proposé de rejouer le match (le 12 avril), rejoué à Narbonne et… ils l’ont gagné (9 à 5).

..............................................Jo Socdelac