Avec 26 victoires pour 26 matchs joués, la toute neuve Entente du Vallespir des co-présidents Guy Escalière/René–Pierre Fabre et des co-entraîneurs Christophe Cazban/Paul Mathieu/Frédéric Vicens termine sa saison de renaissance invaincue (presque invincible).
C’est super beau. C’est surtout le premier signe de reconnaissance accordé à un coin de chez nous qui a souvent donné des gages de garantie dans le boulot qu’il fait pour le renom et pour la propagation du rugby. Pour l’amour qu’il lui porte
Puig-Aubert ne repose-t-il pas sur ces terres ? Guilhem Guirado ne revendique-t-il pas la nationalité vallespirienne ? Où Franck Azéma a-t-il usé ses premiers crampons ?
Premier signe de reconnaissance alors que par deux fois l’Entente avait tenté sa chance et échoué au port.
Par deux fois
En 1979, les juniors Crabos étaient tombés devant Mugron (22 à 14).
En 1999, les seniors avaient chuté devant Ponteilla (18 à 30).
Il ne m’échappe pas qu’en 1998, un autre club de chez nous avait réussi pareil exploit
le Co.Cabestany du président Paul Ortiz et de l’entraîneur Jean « Vivi » Villacéque
Les Cocistes eux aussi, en catégorie Honneur, avaient effectué le parcours sans faute, joué une saison immaculée jalonnée de succès qui se superposaient aux victoires
Sauf que, un soir de cargolade pour fêter l’événement, les tout récents champions de France avaient eu l’idée (saugrenue) de défier une équipe composée de leurs épouses et compagnes.
Et ils avaient… perdu… « 36-15 code Amour », avaient-ils dit à l’époque.
Il ne m’échappe pas non plus que l’Es.Prats-de-Mollo de Fafa Guisset avait vécu une formidable histoire en 2000 et 2001.
Regroupée autour d’un quarteron de Cérétans qui sentaient l’heure de remiser les crampons au placard approcher, une bande de copains avait fait vibrer le Pays catalan du rugby pendant trois saisons encore pour deux titres majeurs de champions de France et un loupage de triplé de pas beaucoup.
D’un gros peu de lassitude.
D’un petit moins d’envie.
Alors en cette fin de saison, je me plais à rêver.
A rêver d’une Entente du Vallespir qui remettrait le couvert en 2014-2015 et qui nous ferait vibrer, une fois encore. Jusqu’au bout du bout
Que les saints, Abdon et Sennen, gardiens de l’eau miraculeuse de la Saint Tombe en Arles-sur-Tech, guident ses pas et la protègent sur ce périlleux chemin!
Parce qu’ils vont être nombreux à vouloir s’offrir la peau du champion de France, l’an prochain.
Jo Socdelac