Jeudi 12 mai 2014, le président François Rivière accorde une conférence de Presse.
Parmi beaucoup d’autres, une idée émerge : « Les supporteurs se frottent les mains à l’idée des derbys que va offrir la Pro D2. »
Béziers, Narbonne, Carcassonne sont en ligne de mire…
Ouais ! Faut voir parce que ce genre d’opposition n’a pas toujours généré le beau.

4 février 1962. Usap-As.Béziers est au programme. Aimé-Giral est plein de 9.412 entrées payantes (+ les abonnés, + les resquilleurs. L’on ne doit pas être loin des 12.000 spectateurs. Peut-être plus.) pour 38 .597,50nf de recette , ce qui fait dire à Armand Estève, vice-président de l’Usap : « Le plus beau score, le voilà. »
Ah !?!... Parce que l’autre score, celui du match, n’est pas beau du tout… 0 à 0. Ah !?!
Et le lendemain, les trois envoyés spéciaux de L’Indépendant trempent leurs plumes dans le vitriol et déchaînent leurs cœurs…
« Ce match promettait trop. Il ne tint rien (…) 80 minutes ne réussirent jamais à passionner le nombreux public. » (Etienne Rudel)…
« Ce qui pouvait être, ce qui devait être la fête du rugby en Languedoc-Roussillon (…) nous valut le spectacle le plus affligeant. Pauvres aveugles qui ne savent pas que le gouffre s’ouvre sous leurs pieds !» (Jo Bonafos)…
« « Usap – Béziers se solde par un 0 à 0 qui n’apporte rien à la gloire du rugby. » (Louis Camps)…
Bref ! Ils n’ont pas aimé, nos chevaliers de la plume, et ils le font savoir. Tout ça pour dire que les Usap – Béziers, les Usap – Narbonne ou les Usap – Carcassonne ne seront beaux que si les joueurs décident de les rendre beaux, que si ces mêmes joueurs sont animés d’un autre état d’esprit qui était celui de Pierre Danos, le demi de mêlée biterrois international : « Ce n’était pas à nous de faire le spectacle. » Allons bon !?!
A qui alors ? Il faut être deux (équipes) pour jouer…
Si une équipe décide de ne pas jouer, l’autre peut décider de ne pas jouer.
Si une équipe joue, l’autre va bien devoir jouer aussi…
Ce match nul fut nul. Tous coupables ! Un dernier point…
La bourriche mettait en jeu un ballon de rugby (dédicacé par Pierre Danos) ;
C’est… André Sanac qui l’a gagné. Véridique !
Jo Socdelac