J’ai lu, comme toi certainement, que l’arrivée de l’Usap en Pro D2 allait donner un coup de fouet à l’audimat des chaînes qui retransmettent les matchs de ce niveau. J’accepte le présage et je me réjouis à l’avance que l’Usap ne soit pas oubliée…

Je serai dans cet audimat-là quand l’Usap sera télédiffusée depuis l’extérieur.

L’Usap et la télé !...
...Sais-tu quand la télé s’est pour la toute première fois de son Histoire intéressée à l’Usap dans son temple d’Aimé-Giral?
...Le 15 janvier 1961…
« Télé Dimanche » diffuse des images (et des chansons) de Luis Mariano avant de basculer sur Usap-Mont de Marsan pour « une retransmission presque intégrale »
(ce qui veut dire que le match a commencé avant la prise d’antenne. Inconcevable de nos jours où la Télé dicte sa loi pour le moment du coup d’envoi en vue de soigner son audimat)…
Usap et Mont-de-Marsan ont intéressé l’Ortf parce que l’on fait, à cette époque-là
la « chasse aux internationaux »: René Monié et Gérard Roucariés d’un côté
Jean-Baptiste Amestoy, Pierre Pascalin, André Boniface, Guy Boniface et Christian Darrouy de l’autre.
Sept internationaux (français) sur trente joueurs, c’est une concentration de talents qui paraît énorme alors et qui serait… insignifiante de nos jours où les équipes s’alignent avec presque uniquement des internationaux (souvent/parfois ? étrangers) dans leurs rangs.
En ce 15 janvier 1961, la TV découvre Aimé-Giral et Aimé-Giral découvre la TV…
Elle a transporté son matériel dans 2 camions et 1 car technique d’où Jacky Ivernel fait le choix des images projetées sur 2 écrans et retransmises par 2 caméras « électroniques ».
L'Une de ces 2 caméras est prévue pour les gros plans, est dotée d’un téléobjectif et a été placée « dans la loge du Préfet » (à côté du Préfet ? Sinon, d’où a-t-il assisté au match ?).
L’autre de ces 2 caméras est là pour les plans larges et a été positionnée au milieu de la tribune Chevalier.
Roger Couderc est au micro.
2 paraboles ont été installées sur le toit de la tribune…
Comble du luxe : après match, les téléspectateurs ont droit à quelques plans et commentaires dans les vestiaires…
Ça te semble certainement quelconque techniquement aujourd’hui alors que ça relevait du tour de force et de l’insolite à l’époque.
Sache que l’Usap, « accablée par le sort et malgré un courage magnifique » (A 13 suite aux blessures de Pierre Langeard et Yves Pujol) « subit la loi du nombre » et s’inclina 6 à 18. André Boniface (2 essais), Guy Boniface (1) et Christian Darrouy (1) surent se glisser dans les espaces laissés par les blessés et firent valoir leurs galons d’internationaux…
Les défenses transpercées, ça aussi c’est un truc qui gonfle l’audimat.

                                                                       Jo Socdelac